Jeudi 7 décembre 2006
Nina
Ce mémoire, symbole de la fin de mes études, prend tout mon temps, mon énergie et mes pensées. Arrivée à une certaine saturation, un trop plein de bouquins et d’ordinateur, il fallait me changer les idées. Avec une légère appréhension, j’ai accepté un rendez vous avec Vik. D’entrée de jeu, il me dit qu’il a une surprise pour moi. Vik, une surprise ? Waw, qu’est ce qui lui prend ? Il faut savoir que ce n’est pas du tout son style d’offrir des cadeaux. En une année passée avec lui, je sais les compter sur les doigts d’une main.
Tout en me préparant pour cette soirée, je me mets à compter. Tiens, à quand remonte la dernière fois où je l’ai vu ? Et je parviens au nombre de 12 ! 12 jours entiers sans le voir. Le temps est vite passé ! Je ne m’étais pas rendue compte. Et le manque inexplicable que je ressentais jadis, n’a pas pointé le bout de son nez durant ces 12 jours. J’aurais pu le voir dans une semaine, ça n’aurait rien changé. C’est bizarre quand même. Je prétends l’aimer mais il ne me manque pas.
La soirée se passe, mais l’étincelle est absente. Cette lueur dans le regard qui veut tout dire. On parle, on parle, on ne fait que parler. Et je réalise que ça fait plus d’une heure que je suis là et on ne s’est même pas encore embrassé. 12 jours sans se voir, j’aurais cru qu’on allait se sauter dessus dès la porte franchie, comme toujours, dans un tourbillon de passion enflammée ! Mais non, rien. Je repense à cette citation : « Un baiser est un tour délicieux conçu par la nature pour couper la parole quand les mots deviennent superflus. ». La frustration qu’il ne le fasse pas étant trop grande, je m’exécute, je lui coupe la parole et pose mes lèvres contre les siennes. Et j’écoute mon cœur, il ne bat pas plus vite. Et j’écoute mes sens, ça ne me fait ni chaud ni froid. Pourtant c’est lui, Vik, l’homme que j’aime ! Mais non rien, je ne sens rien décoller en moi. Ni flamme, ni passion, ni désir. A la fin du baiser, il se met à me fixer longuement dans les yeux, en silence, avec un petit sourire aux lèvres. Et me dit « Si je ne t’aimais pas, ça ne devrait pas me faire cet effet là » et il pose la main sur son cœur et ferme les yeux. Ca me fait plaisir mais sur le coup je suis emprise à mes propres doutes à me demander, pourquoi ça ne me fait pas cet effet là à moi ?! Et il repart de plus belle dan son histoire. Il décide ensuite de m’offrir mon cadeau ! Ahhh chouette ! Il arrive avec un gros sac. J’ouvre le paquet et j’ouvre de grands yeux, et ma première réflexion c’est « il m’écoute quand je parle ». Je lui avais parlé la dernière fois que je l’ai vu d’un pantalon super large que je voulais m’acheter. Et le voilà, sous mes yeux, dans ce sac. Il était heureux de me faire plaisir. C’est là première fois que je voyais ça dans son regard.
Le passage qui suit est bien évidemment censuré mais je dirais quand même que ce n’était pas à la hauteur de mes espérances. Pas comme à chaque fois, ou c’est exceptionnel. J’avais exactement le même sentiment que durant le baiser. Comme un vide. Mais le pire c’est que j’avais l’impression que c’était réciproque. Un vide partagé. Bon, je ne veux pas trouver d’excuse à l’un ou à l’autre, mais nous étions tous les deux exténuer… peut être que ça a jouer… Car on final, il m’a tenu dans ses bras une bonne partie de la nuit, et au petit matin, il m’a longuement et tendrement embrassé.
J’en attends peut être trop, mais j’ai trouvé cette soirée tristement banale.
Par °°Nina°°
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Publié dans : La Bulle de Nina
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