Une Bulle de Vie

Quand la vie réelle se mêle à limaginaire, Quand deux vingtenaires se racontent Bienvenue dans notre bulle de vie ! Tous vos commentaires sont les bienvenus, Nhésitez pas à réagir au fil de nos bulles de vie

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Samedi 25 novembre 2006
Nina
Suite et fin de la 1ère Partie!
Nina - Je sais où il passe la nuit 
Sophia - Comment ça ? 
Nina - Bon, disons, que par élimination, il ne peut rester qu’un hôtel 
Sophia - C’est parti alors ! Vite avant la fin du concert pour ne pas se retrouver dans les embouteillages !
Et nous voilà parties, remplies d’espérance et de doutes. Il faut bien l’avouer, je n’avais aucune certitude concernant cet hôtel. En téléphonant à quelques amis travaillant dans certains hôtels de la ville et en procédant ensuite par élimination, la flèche est tombée sur cet hôtel là. Une excitation mêlée à une certaine angoisse nous envahit.
Nous arrivons à hauteur de l’hôtel. Nous trouvons une place de parking libre, la chance est de notre côté. Nous marchons les quelques pas nous séparant de l’entrée majestueuse de cet hôtel de haut standing. A l’entrée, hormis les voitures de luxes, quelques personnes sont assises sur un petit muret, l’une d’entre elle porte un appareil photo autour du cou.
Moi, d’un optimisme certain, « c’est là, j’en suis plus que sur à présent ». Elle d’un éternel pessimisme, me répond « Ca ne veut rien dire, ya trois personnes dehors… » Puis elle me demande quel est notre plan.
« Et bien, c’est très simple, nous sommes des clientes du bar de l’hôtel, et nous allons boire un verre tranquillement ! ».
Nous entrons, et avec surprise nous découvrons qu’aucune sécurité n’est mise en place, mais c’est vrai, ne l’oublions pas, un hôtel est un lieu public…
Nous nous rendons au bar et question de feeling, nous prenons place dans les fauteuils situés à l’extérieur. Après avoir commandé un verre et après l’avoir entièrement bu, le temps commence à se faire long. Et l’espoir fou de le voir commence à nous faire défaut. Mais, étrangement, le bar est presque plein. Bon, en même temps ça ne veut rien dire. Je vois avec surprise, travaillant ce soir là, un ami qui est chef barman dans cet hôtel. Il a l’air stressé et vraiment très occupé. Quand il vient nous dire bonjour à notre table, je décide de me lancer et de poser une question d’un air le plus innocent possible « Comment se fait-il qu’il y ait autant de monde ce soir ? C’est tous les jours comme ça ? » Et voilà que mon sang ne fait qu’un tour en entendant sa réponse « ha ça, c’est parce qu’il y a Robbie Williams qui loge ici ce soir ». Mon cœur bat la chamade tandis que mon ami repart à ses occupations. Je regarde Sophia, et nos sourires en disent long. Bientôt, chaque minute qui passe semble être une heure d’attente insupportable. Tout à coup, le ciel se met à pleuvoir de grosses gouttes vraiment dérangeantes, surtout quand on est pas assises à l’abri. On décidé alors de changer de place et de s’asseoir à un simple table mais celle-ci couverte d’un parasol, tant pis pour les fauteuils confortables. Je ne tiens plus en place, la nervosité et le froid a raison de moi, ma vessie va exploser. Sophia me dit en plaisantant « je parie que tu vas partir et c’est là qu’il va arriver ». Bon je me grouille alors. J’admire la pièce ou je me trouve, vraiment très luxueuse, tout en me lavant les mains, quand tout à coup, j’entends les vibrations de mon téléphone portable dans mon sac. Je m’essuie vite les mains et je vois s’afficher sur l’écran le nom de Sophia. Cela ne veut dire qu’une chose, il est là, Robbie est là haut. Je range mes affaires à toute vitesse et remonte les marches deux par deux tout en faisant mine d’aller doucement une fois arriver au dessus. En traversant la pièce le stress m’envahit. Prépare toi Nina, dans quelques secondes ton regard va rencontrer celui d’un mec que tu ne vois qu’à travers un écran de télé, le choc risque d’être brutal. Et le choc est on ne peut plus brutal. Robbie est là, assis à la table juste à côté de la nôtre. Je ne pensais pas le voir si près. Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression que ça se voit. Je marche lentement, et vais m’asseoir à ma place, l’air de rien. C’est vrai après tout, c’est un être humain comme un autre. Sophia et moi n’osons même pas nous regarder car un éclat de rire suivit d’un cri de joie sont prêts a exploser de nos lèvres. Et là, il me regarde. Robbie me regarde moi. Que faire ? Il faut que je lui parle ou je vais le regretter toute ma vie. Mais je ne sais pas quoi lui dire. Alors, je détourne le regard. Je fais semblant de rien. Sophia et moi discutons tout en marmonnant discrètement un petit « j’en reviens pas qu’il soit juste là » entre deux phrases ponctuées de grands sourires béats. Mais mes yeux ne fonT que dévier vers la droite, là où il se trouve assis avec son groupe. Sans parler de mes oreilles qui ne font qu’écouter leur conversation. J’imprime son visage dans ma tête. C’est tout lui ! Rigolo, racontant des conneries, humble, et surtout craquant. J’observe chaque détail de son visage et son petit accent british me fait fondre. Nous nous échangeons quelques regards et chaque fois je me dis « putain, il me regarde ». J’ai envie de rire alors avec Sophia, tout est prétexte à une blague, même pas spécialement drôle. J’observe chacun de ses traits, ses mimiques et sa façon de se comporter. Et là, un regard un peu plus long que d’habitude vient me perturber et je vois un sourire se dessiner sur son visage. Et ses lèvres s’entrouvrent.
« Hi, How u doin ? ». Heu… putain de merde, mais c’est à moi qu’il parle ! Je vais pas me retourner parce que je sais qu’il n’y a personne derrière et c’est bien a moi qu’il vient de poser cette question. Reprend ton souffle Nina et réponds bon sang !
« I’m doin’ great thanks ! And u ? How was the show ? » Et pendant que ma réponse se fraye un chemin dans mon cerveau ne réalisant qu’à peine ce qui vient de se passer, je sens mes joues rosir. Il me parle à moi !
- The show was fantastic! And u, belgian are really a great audience!
- thats cool!
- And by the way, i can speak french (tous ses potes se marrent)
- Oh really? So tell us something then!
- I can say le chien that means the dog right?
- Yes (rires de moi et des autres qui se foutent un peu de sa gueule)
- And the other one is... (il réfléchis) le chat!
- U know all the animals or what?
- Nooooo unfortunately... But i can say “bonsoir” thats an important word!
Fallait voir les sourires qu’il lançait à chaque fin de phrase ! On aurait dit un petit garçon. Trop mignon. Mais là évidement, une connasse trop jalouse de MON « moment » est venue tout casser et nous a interrompu pour dire qu’elle avait vu le spectacle et blablabla. Il lui a parlé mais pas vraiment. Il était crevé. Je l’ai entendu dire à ses amis qu’il montait dans sa chambre.
Je n’oublierai jamais cet instant, court mais ô combien intense, ou Robbie Williams en personne m’a adressé la parole, ou nous avons échangés de nombreux sourires et regards. Après 13 ans ou je n’ai cessé de rêver de ce moment, il s’est finalement produit. C’était juste ça que je voulais, c’était parfait.
En partant, il m’a lancé un regard amusé et a disparu de mon champ de vision.
Nous sommes encore restées quelques minutes et sommes parties, des images plein la tête.
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Vendredi 24 novembre 2006
En attendant la suite de l’histoire de ma rencontre avec Robbie, voici quelques souvenirs...
Il s’agit de deux chansons interpretées par les Take That en 1995, il y a donc 11 ans!
Découvrez le petit Robbie ;-)
 
« Everything changes » chantée par Robbie en 1995 lors de leur concert à Berlin (j’ai même la cassette vidéo ! lol). L’image est de piètre qualité mais je tenais à la mettre pour ceux qui connaissent et pour les autres qui découvrent !

Les deux clips suivants font partie de la chanson « Sure ».  Le premier est l’introduction à l’histoire (elle manquait au deuxième).

 

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Vendredi 24 novembre 2006
Nina
Je reviens d’une nuit passée avec l’homme que je devrais fuir comme la peste. Oui, belle bourde n’est-ce pas ? Pourtant je ne regrette rien. Etrange…
Le fait est que je ne veux plus jouer les victimes et encore le faire passer pour mon bourreau. Certes, son comportement n’est pas des plus limpides mais j’étais consentante, il ne m’a pas forcé la main. C’était une agréable soirée, un peu arrosée, et qui s’est terminée comme à chaque fois que l’on se retrouve un peu trop rien qu’à deux dans une même pièce.
L’attirance est trop forte. Elle le sera toujours.
« Et la revoilà partie dans les mêmes histoires » me direz vous. Je ne vous donnerais pas tort. « Elle est maso ? » Si ce n’est pas être maso, c’est sûrement être amoureuse.
Je ne le cache pas, je l’aime. Et idiotement, je suis encore et toujours là à espérer quelque chose de lui. A la différence, que je ne veux plus pleurer sur mon sort, c’est moi qui choisis d’être dans cette position là. Et puis je ne pense pas être la plus à plaindre. C’est elle qu’il trompe, pas moi. Elle l’aime aveuglément. Moi je l’aime, mais je sais.
Je lui ai fait part de mon prochain départ au mois de janvier (qui n’est pas encore fixé mais qui est plus que probable), ça lui a donné un coup de massue. Il était en choc. Sûrement de réaliser qu’il n’a pas tout le temps qu’il voudrait devant lui, qu’il doit arrêter de jouer où le choix se fera de lui-même. Et pour lui foutre un peu la pression, je lui ai dis qu’il était le seul à pouvoir me faire rester. C’est mon dernier recours. Ma dernière carte. A lui d’en faire ce qu’il veut. Ou il reste encore dans son indécision la plus complète et me laisse partir, ou il prend conscience qu’il va me perdre définitivement. Dans les deux cas, j’avancerai dans ma vie. Dans le premier cas, je pourrai enfin laisser toute cette histoire sordide derrière moi et commencer une nouvelle vie ailleurs. Dans le second cas, je vivrai enfin l’histoire d’amour jusque là incomplète avec celui que j’aime.
Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je n’ai plus envie de lutter et de me poser sans cesse les mêmes questions. Aujourd’hui, j’ai une dead line, janvier. Je serai diplômée. Deux mois, ce n’est pas si long dans une vie. Je veux profiter de chaque instant avec lui, au cas où tout s’arrêterait du jour au lendemain.
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Mercredi 22 novembre 2006
Spéciale Dédicace à Une Dine ;-)
Nina
Robbie Williams, rien qu’à l’écoute d’une note d’une de ses chansons, d’une publicité pour son dernier cd, je souris bêtement. Il m’a accompagné durant toute mon adolescence. A l’époque ou l’on a du mal à trouver ses marques, ou l’on se cherche, pour moi, il y avait Robbie. A ce moment là, il était un des membres du célèbre boys band Take That, avec Gary, Mark, Jason et Howie.
Je m’en souviens encore. J’avais ma chambre remplie de leurs posters, ce qui avait l’art d’énerver mon père au plus haut point. On ne voyait plus le papier peint. Les cd et vidéos en tout genre remplissaient mes armoires. Et je n’ai évidemment pas manqué leur concert en 1995 quand ils sont passés dans ma ville. Robbie était déjà à l’époque le plus fou de la bande, c’est sans doute pour cela que je l’ai adoré. Mais ce groupe pour moi, c’était aussi l’apprentissage de l’anglais, je peux le dire sans honte, je suis bilingue grâce à eux ! Je me revois encore assise sur mon lit, avec le dictionnaire Harrap’s dans les mains recherchant la signification de chaque mot et traduisant toutes les paroles.
En 1996, il a quitté le groupe, beaucoup de fans en larmes, mais moi j’étais ravie, je savais qu’il allait réussir et mener une belle carrière, seul. Ensuite, le groupe se sépare, là encore des fans déchirés, et on comptait même quelques cas de suicides ! Oui effarant !
Bon, je ne vais pas vous raconter sa carrière, il y a suffisamment de sites qui regorgent de ces informations.
Ma fan attitude s’est estompée avec la disparition de l’adolescence, mais Robbie était toujours là quelque part : Une petite chanson de temps en temps, « Il passe à la télé, ne zappez pas !! ».
Quand j’ai appris qu’il allait faire sa tournée 2006, j’étais à l’étranger, dans un pays si loin, qu’il ne s’y produisait pas. Fallait voir ma déception. D’autant plus que je ne savais pas quand j’allais rentrer et si j’allais pouvoir assister à son concert (donc pas la peine d’acheter des places pour rien). Je rentre mais trop tard, les places se vendent comme des petits pains en trois heures. Une autre date ?! Youpie, mais là pareil, ma rapidité me fait défaut. Je loupe ma chance de le voir sur scène. Bon, tant pis, c’est pas grave me dis-je. Quelques semaines s’écoulent et j’en viens même à oublier. Mais c’était sans compter les copines bienveillantes brandissant devant moi les fameux billets. De quoi me foutre en pétard !!
Le jour du concert arrive, je tourne en rond chez moi, ne pouvant me soustraire à cette fatalité, je ne verrai pas Robbie ce soir. Et rien que d’imaginer les copines me raconter leur soirée le lendemain, la moutarde me vint au nez. Il faut faire quelque chose.
Et me voilà accompagnée de ma meilleure amie en direction de la salle ou il se produisait, à la recherche de places au marché noir (si si !). On découvre un monde fou posté à l’extérieur, on s’en approche par curiosité et on découvre que de l’extérieur on peut voir le concert sur les écrans géants de la salle. Quelle joie. Nous restons donc près d’1h30 dans cette ambiance de folie des déçus n’ayant pu se procurer une place, tout comme nous. Soudain, une idée folle pénétra mon cerveau.
« Et pourquoi n’irions nous pas à l’hôtel où il passe la nuit ? »
« Parce qu’on ne sait pas lequel c’est, il y en a pleins ! » me rétorque mon amie. Ha oui… Mais, Mais ! J’attrape mon téléphone, je compose quelques numéros, je raccroche et je dis à mon amie, d’un ton calme et posé, avec un immense sourire aux lèvres que je ne parvenais pas à masquer… « Je sais où il passe la nuit ».
A suivre…
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Dimanche 19 novembre 2006
Nina
Ces derniers jours se sont fait remarquer par leurs prises de tête continuelles avec Vik. Quelques coups de téléphone bien commencés mais se terminant toujours mal. Une aigreur dans l’estomac, un dégoût de la nourriture, une balance affichant une diminution de poids considérable, une mine à faire peur. Bref, un retour aux temps que je redoute sans cesse, la déprime. Des larmes trop nombreuses qui se faufilent discrètement aux abords de mes yeux. Je n’en peux plus d’être comme ça. Et cette impression continue de me répéter. L’histoire se répète sans fin. Un jour, le large sourire suivit d’un lendemain tristesse. Une minute à l’aimer intensément suivie d’une minute à le maudire. J’ai envie et besoin de stabilité, mon organisme et mon moral ne tiennent plus. Et les questions sans cesse qui me trottent dans la tête, les pourquoi et les comment, sans cesse. Ca fatigue.
Je ne parviens pas à l’éliminer de ma vie, mon esprit ne peut imprimer cette idée. Mais je dois cesser de lui courir derrière. On ne peut pas forcer quelqu’un à comprendre qu’il se trompe. On doit faire ses erreurs et s’en rendre compte seul. C’est la vie qui veut ça. Je l’ai bien compris mais mon cœur lui, crie sa douleur de ne pouvoir donner l’amour qu’il renferme. Cet amour intense que je sais réciproque, que j’ai connu grandiose, que je voudrais éternel. Nous nous sommes parlés au téléphone aujourd’hui, mais la conversation fut rapide. Je ne voulais pas traîner en longueur de peur de glisser sur la pente des reproches, sur la dangereuse tangente du « et nous ? ». Alors d’un commun accord, nous avons décidés d’arrêter les prises de tête et les questions sans queue ni tête. Je sais évidemment que l’amitié est impossible entre nous, nous ne sommes pas destiné à cette fin. Mais par ce moyen, j’espère peu à peu me détacher de lui, de moins en moins avoir envie de lui parler ou de le voir. Parce que c’est bien connu, on veut toujours ce qu’on ne peut avoir. Et de ce fait je sais que si je coupe les ponts avec lui, j’en serais malade. Là, tant que j’ai des contacts occasionnels, l’interdit est en quelque sorte levé, et l’envie baissera au fur et à mesure. De plus, j’ai fait une chose à laquelle je n’avais jamais pensée. Une chose qui peut semblée débile à priori, mais dans la psychologie qui m’anime en ce moment, c’est considéré comme un grand soulagement. Je ne sais pas si j’ai déjà mentionné le fait que j’ai déjà vu sa copine actuelle. C’était à l’époque où je ne le connaissais que peu. Je l’ai donc vue une fois. Le souvenir que j’en ai est très flou. Quelques qualités, comme de jolies jambes, et une grosse poitrine, et des défauts, comme un nez en cochon et des cheveux qui ne donnent pas envie de mettre la main dedans. Mais aucun trait précis du visage ne me revient en mémoire. Tant mieux me direz vous car à quoi bon se faire souffrir. Je me souviens néanmoins avoir découvert malencontreusement une photo d’elle (bon en fouillant un peu j’avoue… et je le déconseille… hum…) ou ce même nez de cochon m’est revenu en pleine face (lol) mais aussi un gros cul (on appelle un chat un chat) et des formes assez rondes. Tout ceci m’a fait aboutir à la conclusion, (mais aussi par rapport à ce que je sais d’elle par lui) que cette fille doit être d’un style doux et calme, avec une petite voix, assez soumise. Voilà l’image que je m’étais forgée. Et cette image me rabaissait quelque peu, je l’avoue, moi un peu plus brute de décoffrage (sous des airs de demoiselle). Et aujourd’hui, ne tenant plus en place, contemplant le numéro de téléphone de mon ennemie jurée, je me suis décidée à téléphoner en cachant mon numéro bien entendu. Non pas dans l’intention de lui parler, mais juste d’entendre sa voix, ses intonations. C’était un risque. Mais je l’ai pris. Coup de bol, je tombe sur le répondeur. J’ai donc eu le temps d’écouter attentivement la voix de cette fille qui me prend l’homme que j’aime. Et quel soulagement ! Je suis même partie dans un fou rire incontrôlable. Je ne saurais vous la décrire précisément, mais c’était une voix grave, un peu paysanne, vraiment pas classe du tout. Bien sûr, la voix ne fait pas la personne. Mais même si c’est con, eh bien moi ça m’a soulagée parce que ce n’était pas ce que j’imaginais. Sophia, ma meilleure amie, l’a également écoutée, et du même avis que moi, nous étions toutes les deux sous le choc. Choc positif pour moi, mon estime se rehausse enfin. C’est certainement une des raisons pour laquelle je n’ai plus envie de me prendre la tête. Vivons au jour le jour, mais vivons bon sang !
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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