Une Bulle de Vie

Quand la vie réelle se mêle à limaginaire, Quand deux vingtenaires se racontent Bienvenue dans notre bulle de vie ! Tous vos commentaires sont les bienvenus, Nhésitez pas à réagir au fil de nos bulles de vie

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Jeudi 16 novembre 2006
Nina
Le fameux rendez-vous a eu lieu hier soir. Nous sommes allés dans notre restaurant chinois, celui du début de notre histoire, ou l’amour avec un grand A se déclinait à toutes les sauces. C’est lui qui a choisit. Très vite mon esprit a commencé à divaguer, écoutant à peine ses histoires plus rocambolesques les unes que les autres. J’étais présente physiquement mais absente mentalement. Je me posais mille et une questions. Je ne me sentais pas à mon aise, pas tout à fait moi-même et j’en ignorais la raison. La soirée se passe, ponctuée de quelques fous rires, de quelques tendres souvenirs, de quelques projets d’avenir. Tout dans la sobriété, dans la retenue qui me caractérise quand je me sens en terrain miné. Et c’était mon sentiment, attention, une mine par là ! Attention, une autre là ! Et je les évite une à une, tout en me demandant, comment elle est arrivée là ? et comment l’a-t-on construite ? Le genre de questions qu’on ne doit pas se poser quand on se sent en danger ! Et malgré tout, je ne savais pas ou se situait le danger. Ce n’était pas celui de flancher, ça non, je n’en avais pas envie. Et puis tout à coup, j’avais envie de partir, il était malade alors c’était un prétexte idéal, « il faut que tu te reposes, je vais te ramener chez toi ». Il me connaît, depuis le temps, il savait que quelque chose se tramait en mon esprit, mais je niais l’évidence. Sur le chemin, un silence pesant se fait ressentir. Je n’ai plus envie de parler et lui ne sait pas quoi dire pour alléger l’ambiance. Tout à coup, il pose sa main sur la mienne, et un grand malaise m’envahit. Je ne veux pas de ce geste là, tout innocent qu’il parait, je n’en veux pas. Je reste immobile. Je ne le repousse pas mais je ne vais pas dans son sens non plus. Il retire sa main sous le poids de mon absence. Arrivés chez lui, il s’avance pour poser un délicat baiser, auquel je répond en lui montrant bien l’endroit ou celui ci doit atterrir, sur ma joue. Il est meurtri, et me dit « je ne m’attendais certes pas à ce que tu me donnes tes lèvres, mais de là à me faire ressentir que je dois partir… ça me fait mal ». Je ne répond pas, je ne sais pas quoi dire, obsédée par mon intention de lui faire mal, je me répète sans cesse, tu ne m’auras pas, non, tu ne m’auras pas cette fois. Dans un ultime espoir de m’attendrir, il me dit « Je n’arriverai pas à être ton ami », et d’un geste rempli de bonnes intentions, je lui prend la main et je lui dis « tu y arriveras Vik, tu y arriveras ». Quelle peste. Je me déteste. Je me serais giflée.
On se souhaite une bonne fin de soirée mutuelle et il quitte la voiture.
Je jette un regard sur le trottoir où il se trouve passant la clé dans la serrure de sa porte, et les larmes me montent aux yeux. Je démarre, et les larmes perlent sur mes joues.
L’évidence était là, le danger c’était moi, moi et mes sentiments refoulés.
Je l’aime toujours.
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Dimanche 12 novembre 2006
Nina
Lors d'un coup de téléphone reçu vendredi soir, voici la petite allusion qu’il m’a faite à travers une série télévisée bien connue qui s’appelle Sex and the City :
 
- J’ai regardé un épisode de Sex and the City hier, et c’était quand Carrie Bradshaw dit a  Mister Big qu’ils ne peuvent plus continuer a se parler comme ça au téléphone (à entendre par là : du sexe phone) car ils sont amis. Et Carrie lui demande s’il va pouvoir tenir le plan amitié 
- Oui je me souviens de l’épisode. Et qu’est ce que tu t’es dit ?
- Que par la suite on voit qu’ils vont vivre des histoires chacun de leur côté mais qu’à la fin ils sont quand même ensemble parce que leur amour est toujours là et qu’il leur a fallu du temps pour évoluer et pour mieux se retrouver. Qu’ils sont faits pour être ensemble. Mais que c’est le temps qui a fait son chemin.
 
Petit silence perturbé de ma part… (Une précision s’impose : nous ne pratiquons pas le sex phone, nous sommes amis rappelez vous !) mais ou veut-il en venir ? Transpose t-il cette histoire a la nôtre ? Veut-il dire par là que quoi qu’il arrive nous sommes fait pour être ensemble ? Visiblement oui. Mais j’ai presque envie de rire de l’ironie de mon sort. Il pense donc que l’on va terminer ensemble, mais il reste tout de même avec elle. Heu… Elle est ou la blague là ? Décidément, Vik et son esprit tordu ! Il me surprend de jour en jour. Le cul entre deux chaises, s’asseyant sur l’une d’entre elle mais voulant garder l’autre à côté, parce qu’elle est quand même jolie cette chaise, parce qu’au fond c’est celle sur laquelle il va s’asseoir, plus tard, quand il se sera décidé.
*soupir et regard exaspéré vers le plafond*
Bon, après la petite introduction très rigolote, je lui propose qu’on dîne ensemble dimanche soir. Histoire de papoter, de voir si le plan amitié tient toujours dans la réalité du face à face. Il n’hésite pas une seconde et accepte « Je serais très heureux de manger avec toi dimanche » me rajoute t-il non sans un grand sourire que j’entend même à travers le téléphone. Encore quelques blablas sans intérêt pour vous chers lecteurs et nous raccrochons.
Maintenant, nous sommes donc dimanche, je suis allée passer la soirée chez ma meilleure amie. Tiens, me direz vous, ce n’était pas censé être le soir du repas avec Vik ? Ha oui…
Mais je vous réponds que vous avez oublié que mon plan est de le tourner quelque peu en bourrique. *hahaha*
Je reçois donc un appel, mais manque de chance je suis déjà en communication, il laisse un message mentionnant que pour lui la soirée tient toujours et qu’il attend de mes nouvelles. Je ne rappelle pas. Je coupe mon téléphone et le rallume à peu près 25 minutes plus tard. Ho mais quelle surprise ! Un second message vocal me disant qu’il va réessayer plus tard. Bon assez joué, je le rappelle, parce que c’est ce que font les amis non ?
Monsieur est extrêmement déçu parce qu’il aurait tellement voulu me voir ce soir. Il me supplie presque de lui accorder un autre rendez vous dans la semaine. Invitation à laquelle je réponds un « On verra » on ne peut plus vague.
Conclusion : Tout vient à point à qui sait attendre et on ne fait pas de fumer sans feu. Non heu… conclusion : j’ai su dire non, et c’est un immense pas pour moi car d’ordinaire je n’aurais pas attendu une seconde et me serais précipitée pour passer une soirée avec lui. Mais faire languir les hommes est tellement délectable ! Et surtout cet homme là, que j’imagine comme un petit enfant n’ayant pas reçu le jouet qu’il attendait pour Noël. Il aura l'honneur et le privilège de me voir, mais… suite au prochain épisode…
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Mardi 7 novembre 2006
Nina
Je pensais devoir attendre au moins une semaine. Il lui aura fallu quatre jours pour ne plus tenir tête au silence. La frustration de notre petite entrevue de jeudi a du le laisser sur sa fin avec pour résultat un besoin intense de communiquer avec moi. Et peut être que ce million de questions que je tentais désespérément depuis des semaines de lui insuffler ont finalement trouvés une place légitime dans son cerveau dérangé. Dix messages sont alors venus ponctuer ma journée d’hier de midi à 18 heures. Sincèrement, je ne m’y attendais pas. Et, de sa part, c’est certainement un record jamais établi, même quand nous étions ensemble, c’est dire ! Que lui arrive t-il ? 
L’exaspération m’est venue maintes fois quand retentissait cette sonnerie personnalisée identifiant l’arrivée d’un message de Vik. Encore un. Et pourtant ma réponse précédente n’exigeait pas de réplique.
Chacun de mes envois était mûrement réfléchis, chaque mot était pesé, pour ne pas laisser de doute quant à l’amitié que je lui avais proposée. Oui, nous sommes amis, point. Mais la crainte de perdre l’amour que j’avais (ai) au fond de mon cœur pour lui semble le consumer de l’intérieur. Un besoin d’être rassuré sans doute. Les rôles se sont inversés.
Le début de la « conversation » sms était courtois, sans ambiguïté. Mais peu à peu, un glissement de terrain s’est effectué vers une zone trop connue, trop vécue.
Je ne retiendrai qu’une phrase de lui symbolisant cet écart du droit chemin :
« Tu me manques, et tes sourires également ». Pourquoi tenait-il à mentionner ce fait ? S’attendait-il à un « moi aussi » en guise de réponse ? Satisfaction non garantie. Je suis restée muette. Mais c’était sans compter sa fierté blessée de s’être écrasée le temps d’un message. Il devait être rester accroché à son téléphone, et ne voyant pas de petite enveloppe, il m’envoya directement un message d’excuse comme pour effacer le précédent. Mais le machiavélisme dont j’use depuis quelques jours m’a dicté la marche à suivre.
« Aucune offense, nous savons tous deux que l’attirance est encore présente même si nous sommes désormais devenu amis ». Une nette préférence pour les affaires de corps que de celles de cœur. Le mien étant trop meurtri que pour le mettre à nu. Je ne délivrerai pas mes sentiments enfouis, ceux là m’appartiennent. Mon corps est mon bouclier.
Sa mélancolie a dû prendre le pas pour me répondre: « Et il y a bien plus que de l’attirance… ».
Il est prit au piège, son cœur ne laisse plus son cerveau prendre le contrôle.
 
°°°°°No one knows what they have until they don’t°°°°°
°°°°°Il est dans la nature humaine de poursuivre toujours les choses qui s'évanouissent et de les apprécier à leur valeur dès qu'elles sont sur le point de disparaître°°°°°

 Ne-Yo - Time

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Vendredi 3 novembre 2006
Nina
Cette séparation me tourmentait tellement l’esprit, qu’il fallait que je fasse quelque chose. Je n’ai jamais été du genre a rester les bras croisés, impuissante, en attendant que les choses se fassent ou se défassent d’elle-même. Ma vie est entre mes mains, et les conséquences de mes choix ou de mes non choix également. Et cette vie là est bien trop courte que pour attendre qu’un évènement se produise. Bien sur, la vie est faite des surprises, bonnes ou mauvaises, et puis il y a le destin aussi qui s’en mêle parfois. Mais avant tout, ce sont nos choix qui priment, nos actions. L’amour fait partie intégrante du quotidien, on pense amour, on vit amour, … on ne peut pas vivre sans amour. Et quand on a le cœur brisé, c’est notre monde tout entier qui s’effondre, mais au fond on sait qu’on aimera encore demain et même peut être plus fort. Alors quand quelque chose nous bouffe au plus profond, pourquoi l’étouffer par fierté ou orgueil ? C’est contre cela que j’ai décidé d’aller. Et je peux d’ors et déjà vous dire que je ne regrette pas. Après le « sondage » que je vous ai fait passer sous forme de commentaire, pour rappel, essayer de garder ou non une quelconque amitié avec mon ex, je n’ai remarqué aucune tendance particulière penchant la balance dans un sens ou dans un autre. Le tout était mitigé mais d’une cohérence certaine. Il y a les pour, les fonceurs qui ne veulent rien regretter de la vie. Et les contre, les raisonnables qui pour certains avaient certainement vécu des choses douloureuses dans leur passé. Mais dans l’ensemble, tout le monde avait ses raisons et certainement aussi raison. Et les deux côtés imageaient parfaitement mon cerveau indécis divisé en deux. Après mure réflexion et introspection de la personne que je suis et que je serai toujours, et en accord avec mes principes et valeurs, j’ai décidé de foncer (peut être tête baissée, seule l’avenir le dira…), d’affronter mon destin, si destin il y a. Je ne fais pas de régression, je ne vais pas à l’encontre de mes sentiments, au contraire, cette démarche constituait pour moi un véritable pas en avant. Seule hic, marcher sur ma fierté.
Il y a eu trois étapes. L’appel téléphonique fait par moi, la conversation msn due au hasard, et la rencontre. Ce que j’en retire, tout d’abord que ça ne m’a pas tué de faire le premier pas, puis un grand soulagement de l’entendre me parler parce que au fond c’est le silence qui me pesait le plus. Et sans mentir, de me rendre compte qu’il ne m’a pas oublié et qu’il tient encore à moi. Ensuite, que de me contenter de lui parler et de rire avec lui, me suffisent amplement. Je me suis sentie bien après chaque étape, c’est peut être exagéré ce que je vais dire, mais j’avais l’impression de revivre, l’appétit me revient, le sourire aussi et la confiance en moi que j’avais perdue en route réapparaît. Bien sur, je ne le nie pas, nous pourrions re-craquer l’un et l’autre, car l’avenir est incertain, et dans ce cas là, je reviendrai pleurer mon amour déçu sur le blog (c’est à ça qu’il sert non ?). Mais aujourd’hui j’ai envie d’y croire, et la preuve la plus sérieuse c’est que nous nous sommes vu, regardés les yeux dans les yeux, et rien ne s’est passé, alors que si vous avez suivi mes précédents articles, vous auriez vu comme c’était systématique de craquer au premier rendez vous entre nous.
1. Ce que j’espère ? Je ne le cache pas (car mon amour pour lui est encore présent), qu’il réalise qu’il s’est trompé et qu’il revienne avec moi.
2. Ce que je veux ? C’est bien simple, qu’il fasse encore partie de ma vie, de mon quotidien, même en tant qu’ami.
3. Ce que ça cache ? Une envie qu’il s’habitue à moi et qu’il ne puisse plus se passer de moi avec pour résultat le point 1.
4. Suis-je heureuse ? Oui car le silence est enfin brisé, car je ne continue pas à me faire des films (il s’en fout de moi, etc.…) car il est encore là…
 
« Et le jour où tu en auras marre de moi et de notre amitié, tu vas me laisser tomber comme ça ? Ou alors ce sera quand tu auras rencontré ton Roméo, Vik ce sera qui pour toi. Et moi comme un con, je me serai habitué et rattaché à toi, et puis je vais me retrouver sans toi, sans ma drogue du jour au lendemain. »
Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Lundi 30 octobre 2006

Nina

Un mini article, juste pour vous faire écouter un extrait (à défaut de pouvoir la mettre en entier grrrr…) d’une chanson de Roch Voisine, « Ne viens pas », les paroles m’ont littéralement donnés les larmes aux yeux, moi qui n’en ai pas encore versé tant que ça depuis ma séparation avec Vik. C'est marrant comme quand on est dans état un peu plus faible que d'habitude, on fait plus attention que d'ordinaire aux paroles des chansons qu'on entend! En tout cas, moi c'est mon cas. Très sensible aux mots, je tend l'oreille vers ces mélodies et paroles, en recherchant un quelconque reflet de mon histoire. Etrangement, on se sent moins seul...

 

Qu’en pensez vous ?

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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