Une Bulle de Vie

Quand la vie réelle se mêle à limaginaire, Quand deux vingtenaires se racontent Bienvenue dans notre bulle de vie ! Tous vos commentaires sont les bienvenus, Nhésitez pas à réagir au fil de nos bulles de vie

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Jeudi 12 octobre 2006

Nina

Le temps qui passe n’est pas un remède contre l’amour.

Les moments de douceur non plus…

Les regards complices non plus…

La surprise d’un appel non plus…

Et l’amour est là, fort et envoûtant, envahisseur et destructeur.

Pourquoi fait-il tout cela ?, toutes ces attentions ont-elles une finalité concrète ou seulement celle de me laisser espérer à un avenir meilleur, … pour que le temps passe, pour que la note finale ne se fasse pas entendre tout de suite, pour prolonger l’instant cloîtrés dans notre bulle d’insouciance.

Ce n’est pas la réalité, l’amour n’est pas fait pour se cacher. Et le mien étouffe de cet isolement, de cette mise en quarantaine forcée. Forcée par lui, par sa lâcheté ou par son désir de ne pas choisir.

Et quand je décide de prendre l’air au dehors de cette bulle, de voir le monde tel qu’il est, de me détacher de lui après avoir passé une tendre nuit dans ses bras, il trouve toujours le moyen de me faire espérer. Un simple coup de fil, un « je vois que tu m’oublies », un « pourquoi je ne reçois plus de sms de toi ? » et je replonge dans le savon.

Ephémère bulle de savon. Qui éclate et se reforme à sa guise, car c’est lui qui détient cette eau précieuse.  

Je veux redevenir maître de moi-même, de mon destin, de mes choix. Mais quels sont t-ils mes choix déjà ? Rester, partir, rester, partir. Mes choix sont légers, se laissant emporter dans la direction que le vent choisira. Ephémère bulle de savon. Sans direction. Sans volonté.

Je voudrais tant revenir à cette époque révolue, ou nos cœurs battaient à l’unisson au grand jour. Ou nous étions deux, rien que deux, lui et moi, amoureux, heureux.

Mais les contes de fées ont toujours un « the end », n’est-ce pas ?

J’aurais aimé que la fin soit moins triste, moins rocambolesque, moins pathétique. Que mon prince charmant le reste, charmant, et n’aille pas courir les jupons de la princesse d’un autre village. Que ça finisse, oui, si la vie en a décidé ainsi, mais pour d’autres raisons. Pas avec ce doute constant à me demander ce que j’ai de moins qu’elle…

J’écoute sans cesse cette chanson de Monica qui est le reflet de mon histoire avec lui (dont voici la traduction d'une partie des paroles) :

“Pourquoi elle? Pourquoi elle? Est ce que je t’ai énervé? Est-ce que je t’ai tellement donné que tu ne pouvais plus gérer mon amour ? Pourquoi elle ? Pourquoi elle ? Dis moi ce qu’elle vaut pour la mettre en premier lieu et m’éliminer? Tu veux revenir mais je dois savoir, pourquoi elle ? Si elle représente tant que ça à tes yeux alors pourquoi es-tu à ma porte ? »  

 

 

Car bien qu’il soit avec elle, savez-vous, vous, pourquoi est-il toujours là ? Moi je ne comprends plus,… La raison a fuit mon esprit, l’analyse aussi.

« J’avais l’habitude de le regarder et de me demander pourquoi, pourquoi elle ? Mais j’ai appris à ne plus me soucier d’eux ayant une histoire heureuse et pour toujours parce que cette merde est basée sur un mensonge, alors ça devrait tomber, c’est pourquoi je reste fière ! Alors je le regarde et je me demande pourquoi toi ? »

 

Même si c’est la meilleure chose à se dire, il est difficile de partir la tête haute, sans se retourner et avec la certitude réconfortante que de toute façon leur histoire va flancher, car je n’en sais rien, personne n’en sait rien. C’est peut être elle la femme de sa vie. Peut être. Mais comme une amie me l’a fait remarquer, tant que je serai là dans sa vie, je serai cette échappatoire qui rendra son histoire avec elle toujours aussi idyllique qu’au premier jour. Il faut partir Nina, même si la douleur sera au-delà des mots, même si le manque te bouffera de l’intérieur, il le faut. De toute façon on guéri toujours tôt ou tard de tout. Je rêve de ce jour ou je dirai « je suis guérie », « j’ai tourné la page », « la nostalgie s’en est allée », … « I don’t love you anymore ».

 

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Lundi 9 octobre 2006

Nina

Rien ne sera plus jamais pareil. Cela fait trois longues années que je ne te vois plus. Que la vie, dans ce qu’elle a de pire, t’a écarté de mon chemin, de ce futur dont tu avais l’air de faire partie intégrante. Mais le destin a tranché. Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à toi, pas un jour ou une discrète larme ne se glisse doucement le long de ma joue, pas un jour ou ton tendre visage ne vient me hanter. Comment t’oublier ? Comment oublier ce jour où mon âme saignante criait sa douleur dans un bruit sourd, où je suis littéralement tombée par terre, ou l’idée de ne plus jamais te revoir me fendait le cœur en deux. Je n’oublierai jamais, non, je ne t’oublierai jamais. Ton sourire, ta magnifique voix qui a fait toute ta carrière, ta force tranquille, moi à 12ans qui te suivait partout tellement j’étais fière d’être ta nièce. Quand on s’est vu la dernière fois, tu m’as serré dans tes bras et tu m’as dit ces mots que j’ai reçu avec pudeur, un « je t’aime » d’un parrain à sa filleule, et pour la première fois, moi qui dévoiles si difficilement mes sentiments quand il s’agit de la famille, je t’ai répondu. Et puis il y a eu cette promesse que je t’ai faite quand tu m’as dit « ne te coupes jamais les cheveux, c’est tellement beau une jeune femme avec les cheveux longs, je voudrais tant que ma fille te ressemble plus tard ». Même si cela peut paraître bête, j’honore toujours ce pacte, comme pour te matérialiser dans mon quotidien. Mes cheveux sont longs. Ceux de ta fille aussi. Dans son visage, dans ses grands yeux verts, je te retrouve. Cette partie de toi a qui tu manques terriblement. Elle ne t’oublie pas elle non plus, elle a tout compris, malgré son jeune âge. Du haut de ses neuf ans, elle en a déjà vécues des tragédies, tu serais fier d’elle si tu la voyais, forte comme son papa. Elle ne flanche jamais, elle parle de son papa avec une douce nostalgie, qui, souvent me donne les larmes aux yeux.

Je n’ai pas encore accompli mon travail de deuil comme on dit, il me faudra des années encore pour y croire, pour réaliser que tu ne m’emmèneras plus le week-end, fouiller les vieux disquaires à la recherche du vinyle qu’il manque à ta collection. S’il y a bien une chose que tu m’as transmise, c’est cette passion pour la musique, et tout comme toi, je recherche le dernier son à ajouter à ma collection, mais avec un pensée qui m’accompagnera désormais pour toujours « l’aurait-il aimé ? ».  

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Jeudi 5 octobre 2006

Nina

Il est une heure du matin, la soirée se passe comme prévue, j’ai bien fait de venir, la musique est bonne et je peux me saouler à ma guise ! Mes amis que j’adore sont présents et poussent l’ambiance à son paroxysme ! Et, il est là, lui aussi, l’homme de mes doutes, Vik, mon Vik,… Ca discute dans tous les coins, certains se déchaînent sur la piste créée au milieu du salon, ça rigole, ça s’embrasse,… Et entre lui et moi, les regards se font insistants, quelques paroles échangées mais toujours dans la sobriété face aux regards de nos juges tout autour. Nous ne sommes plus ensemble et tous le savent bien. On décide d’aller en boîte pour terminer de fêter l’anniversaire de Michel. Il y a un monde fou ! On se fait une petite place sur le podium, nos corps se déchaînent, et le sien se rapproche tout doucement du mien. Mouvements lascifs, sensuels, ses mains se posent sur mes hanches,… et sa bouche appose un délicat baiser dans mon cou. Les juges sont saouls, personne ne remarque notre petit jeu. Il se rend au bar, et moi je danse, je danse, un sourire collé au visage. Le sourire du bonheur. Il me tend un whiskey coca. Chaque minute collée à lui est précieuse, chaque minute est d’une telle intensité, je savoure l’instant. Il disparaît quelques instants, et reviens d’un air déconcerté, la musique est forte et je ne parviens pas à comprendre ce qu’il me dit à l’oreille. Il répète. Et je comprend « pardonne moi d’avance ». Je suis étonnée, je lui demande « pourquoi ? ». Il se rapproche et me dis « de ce que tu vas voir », il m’embrasse sur la joue d’un air tellement désolé, que je fini par crispé mon visage d’inquiétude. Je le vois redescendre du podium. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. Mais mon cœur bat fort, je stresse. Je m’attends au pire. Je le fixe partir au loin. Et là, il s’approche de quelqu’un, une fille, il lui parle. Pose son bras autour de sa taille et… et... non mais je rêve ?! Il l’embrasse… Je plisse les yeux, et je la vois, je la reconnais, c’est elle. Nos yeux se croisent, elle ne sait pas qui je suis, mais lui me regarde toujours avec ce « désolé » qui me donne envie de sauter de l’estrade et de le gifler. Je ne peux pas rester là, les pensées se bousculent dans ma tête, mélangées à une forte dose d’alcool dans mon sang. Le mélange est explosif. Je me dirige droit sur eux, je monte sur le podium juste derrière eux. Et là, d’un geste bien décidé, je renverse l’entièreté de ma boisson sur lui. Elle me regarde affolée. Il se retourne, me fixe, les cheveux et le haut des épaules mouillés de cette boisson sucrée et alcoolisée. Je reste quelques minutes, juste le temps de savourer ma vengeance, … Je ne peux pas en rester là, je n'en ai pas assez. Mes lèvres se déploient pour articuler un « C’est fini », d’une telle manière que la personne à cent mètre de moi puisse comprendre. Par son visage choqué, perturbé, j’ai pu voir qu’elle avait bien compris mon message. Je m’en vais triomphante les yeux rivés sur leur altercation.

Je suis dans mon lit, la peau moite, le regard perdu dans l'obscurité qui se pose finalement sur l’heure après avoir fait le tour de ma chambre, comme pour me rassurer, il est 2h53,…

Ce n’était qu’un rêve, un horrible rêve. Les sueurs s’assèchent. Décidément, j’angoisse pour vendredi prochain. Les battements de mon cœur se calment.

Je me rendors.

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Mardi 3 octobre 2006

Nina

Comme une valise un peu trop pleine que l’on tente de refermer avec difficulté en poussant, en forçant, j’ai essayé tant bien que mal d’étouffer les sentiments envahissants que je ressentais encore. J’étais forte, oui, remplie de certitudes, de « non », de « je ne peux plus vivre ça », de « je crois que je ne l’aime plus » ; de toutes ces grandes illusions dont ma tête s’évertuait à persuader mon cœur. La tête et le cœur, éternelle dualité de l’être humain. Je suis là avec ma valise refermée, prête à franchir le pas de la porte, décidée à laisser le passé derrière moi, en emportant les plus beaux souvenirs,… Mais la valise à craquer, elle s’est ouverte en deux, laissant échapper les souvenirs attachés à des sentiments encore bien présents. Qu’est ce qui a fait céder la valise ? Des mots magiques. Des mots bouleversants. Des mots que le cœur réclame. Des mots que la tête ne peut refuser.

« J’ai peur des sentiments que je ressens encore pour toi, c’est pour cela que je te fuis, que je fais le mort, je dois te quitter mais je n’y arrive pas. Tu es en moi. A chaque fois que je t’appelle, je pars avec la certitude que c’est le bon moment, qu’aujourd’hui j’arrête les bêtises, j’arrête de faire souffrir, je recommence à me regarder dans une glace. Et comme à chaque fois, j’entends ta voix et j’oublie tout. As-tu le même sentiment que moi ? Que malgré le fait que je vive des choses avec quelqu’un d’autre, le soir quand je rentre c’est pour toi que mon cœur bat ?  … Je me demande souvent pourquoi je t’ai laissé partir à l’étranger ? … Est-ce que tu m’aimes toujours toi ? Ne réponds pas,… Moi, j’ai réalisé que je n’ai jamais cessé de t’aimer, que notre histoire ne s’est jamais arrêtée même si cela fait 2mois que c’est fini. Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime. Tu ne peux pas savoir comme ça me fait du bien de te dire ce que je ressens au fond de moi. Je t’aime Nina. »

 

Impossible de refermer la valise, elle s’est brisée par ces mots.

Une larme de joie descend le long de ma joue.

Je ne peux plus lutter, je ne peux plus continuer à me mentir à moi-même, je ne peux plus refouler ce que contient mon cœur, je ne parviens plus à écouter ma tête qui me dit de m’en aller. Mais pourquoi un sentiment aussi beau parvient-il me faire si mal à présent ?

Par ces mots « je t’aime toujours Vik », j’ai accepté le marché, j’ai officiellement accepté ce second rôle qui me colle un peu trop à la peau, par amour pour la scène, par passion, ... mais le soir, quand j’ôte le costume, ce sont des larmes de tristesses qui coulent sur mes joues.

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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Dimanche 1 octobre 2006

Nina

Tu penses à moi là, ou tu commences à passer à autre chose?

De : Vik

13:15 28-SEP-06

Il flippe.

Je pense toujours à toi mais quand tu ne réponds pas à mes sms et que tu ne te dévoiles pas, dans quel sens crois-tu que je pense ? Que dois-je me dire Vik ?

Envoyé : 28-SEP-06 22:40

Je suis lasse.

C’est vrai, tu as raison, ce n’est pas que je n’en ai pas envie, mais la situation est trop compliquée pour que je fasse ce dont j’ai envie. Il est clair qu’il y a trop entre nous pour que ça s’arrête comme ça. Mais, toi, que veux tu de nous, de moi ? j’ai besoin de savoir et sois sincère.

De : Vik

14:35 29-SEP-06

LA question classique ! C’était prévisible ! Il veut encore et encore entendre des gentillesses pour combler son égo. C’est fatiguant.

Avant je t’aurai répondu que je te veux toi mais aujourd’hui, je n’en suis plus si certaine. Mes sentiments partent petit à petit parce que tu ne t’ouvres pas à moi. Ce que je veux ? du respect-> une preuve que ce n’est pas juste une histoire de Q. Que tu ne me laisses pas dans le vent pendant 4jours. Que tu t’impliques un peu plus si tu penses que ça ne peut pas s’arrêter là. Sais-tu me le donner ? Ou est-ce trop pour toi ?

Envoyé : 29-SEP-06 15:25

Et voilà, encore un de mes nombreux messages dérangeants qui fini par se retrouver sans réponse. Le destinataire n’a pas les couilles de répondre. Le destinataire préfère faire le mort que d’affronter la réalité. C’est un lâche. Mais ça ne m’étonne pas. Tous ses actes deviennent prévisibles. Il pense peut-être que de ne pas me répondre minimiserait sa « faute » ? Quelle belle erreur, il peut me fuir tant qu’il veut, dire que ce n’était que passager et que ça ne voulait rien dire, mais on sait tout les deux que ce n’était pas le cas. En vérité, il préfère me fuir parce qu’il est trop faible pour résister à la tentation. Et que ça recommencerait encore si j’étais docile et en permanence dans ses parages. Mais la faute, elle est bien là, il l’a trompée avec préméditation, et pas qu’une fois. Qu’il n’oublie jamais ça à chaque fois qu’il lui dira je t’aime.

Voulez vous effacer ce message ? Ok, message effacé, repeat 4fois.

Par °°Nina°° - Publié dans : La Bulle de Nina
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