Une Bulle de Vie

Quand la vie réelle se mêle à limaginaire, Quand deux vingtenaires se racontent Bienvenue dans notre bulle de vie ! Tous vos commentaires sont les bienvenus, Nhésitez pas à réagir au fil de nos bulles de vie

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 15:04

Nina

I'm goin' down

I'm goin' down

Cause you ain't around baby

My whole world's upside down

Sleep don't come easy

Boy please believe me

Since you been gone

Everything's goin' wrong

Why'd you have to say goodbye

Look what you've done to me

I can't stop these tears from fallin' from my eyes

Ooh baby

I'm goin' down

I'm goin' down

Cause you ain't around baby

My whole world's upside down”

MARY J BLIGE

- Vik?

 

- Oh c’est dingue! J’étais justement occupé à t’écrire un message!

- Les grands esprits se rencontrent…

- Pourquoi tu m’appelles ?

- Juste comme ça, pour entendre ta voix, savoir comment tu vas depuis qu’on s’est vu.

- Je vais bien merci, et j’ai pas mal pensé à toi et à ce qui s’est passé.

- Tu regrettes ?

- Je me suis dit que j’avais déconné mais au final, si je l’ai fait c’est que j’en avais envie et que ça devait se faire.

- Et… ?

- Et… c’est clair que ça m’a embrouillé l’esprit. Alors que j’ai fait un choix et que je dois m’y tenir. TU m’as embrouillé l’esprit ! Pq tu fais ça ?

- Tu sais Vik, si ton choix était le bon et que tu ne ressentais rien pour moi, je n’arriverais pas à t’embrouiller l’esprit. Tu saurais me dire merde. Et puis tu m’as donné toutes les raisons du monde d’agir comme ça.

- C’est vrai, tu as raison. J’admets. J’en ai marre de moi, ne jamais savoir ce qu’on veut, c’est fatiguant.

- C’est fatiguant pour les autres aussi. (rire) Pourrais tu ne plus jamais me voir ?

- Ne me pose pas ce genre de question !

- Répond stp

- … Non je ne pourrais pas…

- Ecoute Vik, je pense qu’on a encore des choses à régler toi et moi, et pour bien faire il faudrait en parler face à face.

- Oui tu as raison.

- Alors je te propose qu’on se voit samedi avant que je parte en vacances.

- Ok ça marche. 14h ? ça te va ?

- Oui c’est parfait.

- Je t’attends à 14h18

- Pourquoi 18 ?

- Parce que t’es toujours en retard (rire)

- C'est vrai… (rire)

- On allait bien ensemble pour ça… moi en retard, toi en retard… (rire)

- (rire) … … à samedi.

- à samedi.

Oui on allait bien esemble Vik, et pas que pour ça...

Par Nina - Publié dans : La Bulle de Nina
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Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /2006 14:34

Nina

J’ai peur, peur qu’il m’abandonne de nouveau, comme ce jour ou la confusion est entrée en son esprit et n’en est plus ressortie, comme ce jour ou il a dit « c’est fini Nina », comme mercredi dans la voiture ou il m’a dit « je suis retourné avec elle ».

Je l’avais, je l’ai perdu. Cette phrase résonne dans ma tête et j’angoisse, et je pleure. Je l’avais, je l’ai définitivement perdu.

Ce baiser représentait tant de choses pour moi, un retour à une époque révolue ou l’insouciance primait. Un espoir.

Il ne reviendra pas. Je le sais.

On dit que la nuit porte conseil, cette nuit m’a dit de l’oublier, et vite.

J’ai mal, mal aux sentiments que j’éprouve encore pour lui, et qui sont si forts, peut être encore plus forts qu’à l’époque ou nous étions ensemble.

Comment a-t-il pu me dire toutes ces belles choses mercredi ? C’est de sa faute si j’espère. Il m’en donne toutes les raisons.

Je voudrais tant le reconquérir mais il va lutter, je le sais. Rien que parce qu’elle l’a repris après tout le mal qu’il lui a fait, il ne la quittera pas une seconde fois. Et moi, pense t-il au mal qu’il m’a fait à moi ?

Je ne lâcherai pas, pas maintenant ! Pas après tout ça ! Il faut que j’aille au bout de ma peine.

Regrette t-il déjà ? Que pense t-il de notre rencontre ?

Demain je l’appelle pour en avoir le cœur net… Et peu importe la souffrance, peu importe les larmes…

Aujourd’hui j’espère encore… même si tout espoir est vain, ça doit être ça la force que procure l’amour. Mais j’ai mal, mal à l’espoir.

Par Nina - Publié dans : La Bulle de Nina
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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 00:36

Nina

Au volant de ma voiture, le stress commence à s’emparer de moi, je ne parviens plus à respirer correctement… Et s’il n’est pas content de me voir, que sa nouvelle vie lui convient parfaitement et qu’il me traite comme une étrangère ?

Non tout ira bien… tout ira bien, tout DOIT bien se passer !

J’arrive à hauteur de chez lui, je me gare.

Un petit coup d’œil dans le rétro, la coiffure est en place, le maquillage aussi, mais je suis tellement stressée qu’un sourire à du mal à se décrocher sur mon visage crispé.

Calme toi Nina, détend toi…

Je l’appelle pour le prévenir que je suis là. J’attends…

Tout à coup je vois des jambes et un début de buste s’approcher du côté passager.

C’est lui, mon cœur bat la chamade. Il entre, s’assied.

Une gêne ambiante se fait ressentir aussitôt.

On se regarde longuement. On parle de banalités. Je le coupe et lui dit « tu m’as manqué », un grand sourire s’affiche sur son visage, il me répond « toi aussi ».

Le stress ne désempli pas de mon cœur, qui étouffe bientôt de tant d’émotions. On se rend nos affaires respectives.

Il avoue que de me voir le perturbe. Il ne s’attendait pas à ça. Il ne veut pas quitter la voiture si vite. Il reste.

Puis son regard s’assombri, je vois qu’il est sur le point de dire quelque chose, mon souffle s’accélère car je sais déjà ce que c’est. Et les mots qui blessent sont lâchés « je suis retourné avec elle ». J’aurais voulu crier, pleurer, le pousser hors de la voiture, le traiter de tout les noms… au lieu de ça j’ai ravalé le nœud qui s’était serré dans ma gorge et ce flot de larmes qui s’amoncelaient au bord de mes yeux et j’ai fait un signe de la tête comme pour dire que j’avais bien compris. Je ne pouvais plus prononcer un seul mot, bien que je m’y attendais, la triste vérité était finalement sortie de sa bouche.

Nos regards se font insistants et remplis de signification. Quelque chose se passe entre nous, ce même quelque chose qu’autre fois, cette passion indescriptible qui se transmet par un simple regard. J’essaie de me convaincre que ce n’est que de mon côté, qu’il ne ressent rien puisqu’il est avec elle, mais son regard est là et ne faibli pas, se plonge totalement dans mes yeux. Quant il fini par me dire qu’il a encore des sentiments pour moi mais qu’il n’a pas le droit de me dire ça puisqu’il a causé tant de mal et qu’il a fait un choix qu’il pense juste… qu’il pensait juste jusqu’à cet instant. J’avais raison, le doute s’empare de lui. Les mêmes questions aussi, elle ou moi ? Qui aime t-il ? Je le vois dans ses yeux qui ont l’air de chercher à tout prix une réponse, là tout de suite, mais rien, rien ne vient.

Il me dit qu’il a envie de m’embrasser mais qu’il ne peut pas, qu’il ne doit pas. Je ne réponds pas. Je suis flattée.

Des silences encore, des regards toujours.

Je lui dis que c’est difficile de ne plus l’avoir à mes côtés au quotidien. Il me répond qu’il ne veut pas sortir de ma vie.

De longues minutes passent, entre deux banalités il me dit encore qu’il éprouve quelque chose pour moi, que de me voir le fait douter de son choix et s’il était le bon, qu’il est étonné à quel point on s’entend bien malgré tout ce qui s’est passé, qu’il ne veut pas partir, qu’il a envie de me dire plein de choses qu’il ne devrait pas. Je finis pas lui répondre « ne t’inquiète pas, demain tu auras déjà tout oublié, mais moi… », Il dit « non j’oublierai pas, c’est trop tard, je t’ai revue ». J’ai le visage baissé, quand je sens sa main se poser avec douceur sur ma joue, il me relève la tête, j’ai les yeux fermés de tristesse, et je sens son souffle chaud se rapprocher de mon visage… ses lèvres entrent en contact avec les miennes… et les larmes d’émotion que j’ai contenue jusque là perlent sur mes joues.

Intenses émotions. On s’embrasse. Et c’est comme si rien n’avait changé. Il est doux, tendre. Comme s’il voulait profiter de chaque seconde de ces baisers. Il me caresse le visage, essuie mes larmes. Tout en repoussant la mèche qui était sur mes yeux me dit « tu es tellement belle ». Et j’ai encore envie de pleurer.

Je suis en retard, j’ai rendez vous avec mes copines et lui aussi a quelque chose de prévu. Il me dit qu’il ne veut pas partir. Il le faut pourtant. On s’embrasse encore avec douceur et passion à la fois. Il ouvre la portière et sort. Je suis heureuse. On se dit bonsoir, pas d’au revoir ni d’adieu.

Je le crois parti quand je le vois réapparaître à la vitre, et de loin, il m’envoie un baiser logé au creux de sa main.

Par Nina - Publié dans : La Bulle de Nina
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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 17:25

Nina

Demain, le face à face que je redoute tant aura lieu… je n’en ai pas dormi de la nuit, à remuer mes pensées dans tous les sens, élaborer 1001 scénarios possibles, du pire au meilleur.

Mais il vaut mieux imaginer le pire…

Le pire c’est qu’il me dise d’entrée de jeu qu’il est de nouveau avec elle (parce que c’est vrai jusque là je n’en sais rien, je ne fais que le supposer… mais je suis certaine d’avoir raison…), qu’il l’aime, que je m’énerve, et qu’en tout et pour tout notre entrevue dure 5minutes…

Le meilleur, … non le meilleur tout le monde l’aura deviné et il vaut mieux ne même pas y penser…

La conversation téléphonique de la veille s’est quand même bien déroulée, on a ri, parlé de nos vies écoulées l’un sans l’autre durant ce mois mais sans la moindre allusion au passé.

Pourquoi est ce que ça se passerait mal ?

Je suis intimement convaincue qu’il faut qu’il me voie pour que ses sentiments envers moi refassent surface.

Demain il me voit. 

Demain ces convictions seront brisées.

Demain le doute prendra place en son esprit.

Je l’espère…

Par Nina - Publié dans : La Bulle de Nina
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /2006 20:20

 

Nina

14h07, je l’ai envoyé ce message, mais ou va-t-il atterrir ? Dans l’oreille d’un sourd peut être… Je saurai très vite si son cœur m’a également effacé ou si ce n’est que sa tête… Son cœur est impulsif et s’il ressent ne fut ce que le manque de moi, il me répondra aujourd’hui.

15h07, 1 heure et toujours rien, j’angoisse, les minutes défilent sur ma montre et mon téléphone ne fait pas cette petite musique m’indiquant un nouveau message.

15h31, « Je vais bien merci, j’espère que tout se passe bien pour toi aussi. Je dois te dire que ton message m’a surpris, il sonne faux, un peu trop gentil… mais j’ai toujours tes affaires, on se dit quoi… »

Quoi ? C’est tout ? Et comment ça, ça sonne faux ? Il aurait préféré que je lui dise « Eh gros connard t’as encore mes affaires, tu me les rend ou je te pète la gueule ! » …

Il pense que je le hais… Il n’a pas tord…

16h46, mon téléphone sonne et affiche « Vik home »… Il m’appelle ! Panique ! Mais pourquoi ? … je décroche…

- Bonjour

- Bonjour, tu vas bien ?

- oui et toi ?

- Bien

- Euh… tu m’appelles pour quelque chose en particulier ?

- Je t’appelle par rapport à ton message…

La suite de la conversation a duré 15 bonnes minutes, ce qui m’a semblé une éternité après 1mois de silence… Et des silences gênés il y en a eu quelques uns, mais on a parlé de tout sauf du sujet tabou …« nous ».

La fin :

- Alors on se voit mercredi vers 21h pour qu’on se rendent nos effets personnels.

- (petit rire de lui) oui… et la signature officielle du contrat aussi…

- (ça ne me fait pas rire moi!) Euh… oui haha… à mercredi... ça m'a fait plaisir de t'entendre

- Moi aussi, ça m'a fait plaisir d'entendre le son de ta voix

- ciao

- (long silence) Au revoir...

Je le vois mercredi… Je vais mourir…

J’ai peur… Je l’aime…

Par Nina - Publié dans : La Bulle de Nina
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